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Jacqueline NDIMURUGENDO – La greffeuse de  Mpanga

Jacqueline NDIMURUGENDO – La greffeuse de Mpanga

Jacqueline NDIMURUGENDO – La greffeuse de Mpanga

Blogs - Rédigé par Diane KANEZA | 28 novembre 2025

Sur la colline Mpanga, Zone Kabuye à Kayanza, au nord du Burundi, vit Jacqueline NDIMURUGENDO. À 34 ans, cette mère de six enfants, est bien plus qu’une agricultrice : elle est un repère. 

Depuis son adolescence, Jacqueline a toujours eu cette envie de comprendre, d’apprendre et de faire autrement. Membre active des mouvements de jeunes, elle se passionne très tôt pour les plantes et les techniques agricoles. À 15 ans, elle croise le chemin d’un moniteur agronome qui forme les agriculteurs au greffage, notamment celui des avocatiers. Elle l’observe, l’écoute, l’imite. Ce fut le début d’un long voyage.

Quand des projets de traçage des courbes de niveau et de création de pépinières voient le jour sur sa colline, Jacqueline ne reste pas spectatrice. Elle s’engage, se forme, et en ressort transformée. 

Jacqueline cultive plusieurs variétés d’avocats, notamment ruherere et choucrette. Sa première pépinière comptait 7 000 plants d’avocatiers. Elle les vend et achète un terrain d’une valeur d’un million de francs burundais, sur lequel elle a construit deux maisons de cinq chambres chacune, dont l’une est mise en location.

Depuis maintenant 13 ans, Jacqueline est formatrice en greffage, d’avocatiers ou autres arbres fruitiers. Elle intervient dans les projets soutenus par la CAPAD, à travers la coopérative Jijuka, dont elle est membre active.  

Jacqueline se dit fière de transmettre ce qu’elle a appris. Les derniers producteurs qu’elle a formés, sont des membres des Champs Ecoles Producteurs (CEP) des communes Bukinanyna et Kirundo, dans le cadre du projet Terintambwe mw’isi Itotahye mis en œuvre par la CAPAD, avec l’appui de Concern. Ils espèrent faire de l’avocat, une culture qui changerait leurs vies et celle de leurs communautés 

« Je dis à chaque personne qui a un rêve, d’être curieuse. C’est parce que j’étais curieuse que j’ai appris le greffage. À l’époque, les filles de ma génération se moquaient de moi, personne ne me comprenait. Mais aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir suivi mon instinct. Je suis fière de voir ma communauté suivre mes pas dans la culture des avocatiers. Nos fruits sont aujourd’hui vendus bien au-delà des frontières du Burundi.»

Grâce à des formatrices comme Jacqueline NDIMURUGENDO, les connaissances paysannes deviennent des outils puissants de changement.

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