Confédération des Associations des Producteurs Agricoles pour le Développement

Succes story de CAPAD en matière de plaidoyer agricole

CAPAD, exemples de succès pour le projet SFOAP [1] dans le lobbying et la plaidoirie.

 Titre :

La politique influente dans l’accroissement de l’attribution budgétaire nationale pour l’agriculture et l’introduction de la subvention d’engrais chimiques au Burundi.

 Zones :

Burundi – 17 provinces

 Période :

2009 – 2010 ; c’est un processus continu qui nécessite la surveillance et l’évaluation afin de s’assurer que l’attribution budgétaire sera efficace pour aborder le problème de l’agriculteur. CAPAD fait partie du comité de direction constitué par le Ministère de l’agriculture pour assurer l’exécution efficace de la politique de subvention d’engrais chimiques.

 Contexte

Il y avait une forte famine au Burundi et la hausse des prix des denrées alimentaires engendra par conséquent l’élévation des prix des engrais. La production n’a pas correspondu aux intérêts provenant de la vente du produit à cause de la hausse des prix des engrais, par exemple, 1 kg de DAP est passé de 0,6 $ à 2$. Ceci est dû au fait que le gouvernement n’a pas contribué assez dans le développement agricole.

Conformément à l’ accord d’Abuja qui était signé par le gouvernement du Burundi où celui-ci déclarait qu’afin d’augmenter la production agricole, il était impératif de supprimer les taxes (droit de douanes) sur les importations des engrais chimiques et de les subventionner.

Sous l’accord de Maputo , qui déclare que chaque gouvernement africain a besoin d’affecter 10% du budget national au développement de l’agriculture , CAPAD l’ a cherché pour inciter et préconiser une mise en application de l’ accord d’Abuja et de celui de Maputo .

La majorité des agriculteurs au Burundi sont de petite échelle qui dépendent de l’agriculture pour la survie et les moyens économiques de subsistance. La suppression des taxes sur l’engrais et la subvention de celui-ci permettra aux fermiers d’augmenter, en signant les documents comme les accords d’Abuja et de Maputo , devrait accompagner cela par l’exécution afin de montrer son engagement dans l’amélioration du secteur agricole au Burundi.

 Objectif Général

Pour élever la voix des fermiers afin d’influencer les décisions du gouvernement avant d’élaborer les politiques agricoles et impliquer (associer) les organisations des producteurs agricoles dans l’exécution et le contrôle (surveillance) des programmes agricoles.

Objectifs Spécifiques

  1. Pour faire pression sur le gouvernement, pour respecter et mettre en application les accords signés qui affectent directement le secteur agricole.
  2. Pour soumettre les besoins des fermiers au gouvernement et aux partenaires de développement.
  3. Pour donner le pouvoir aux agriculteurs en matière de la construction des capacités sur les politiques agricoles.

Groupe cible :

Ministère de l’agriculture, Ministère des Finances , Ministère de la planification , la 2ème Vice Présidence , le Parlement, le Sénat (le commissaire de l’agriculture) et les Organisations non-gouvernementale internationales.

Principaux acteurs /rôles et responsabilités :

des agriculteurs, des organisations des producteurs agricoles , les organisations non gouvernementales locales, les organisations non gouvernementales internationales et les consultants.

 Rôles des acteurs :

1. Agriculteurs

- Identifier les problèmes qui les affectent
- Donner la priorité aux thèmes pour la recommandation. Responsabilité : Mandater les organisations agricoles pour exprimer leurs problèmes aux décideurs politiques et aux partenaires.

2.Les organisations des agriculteurs :

- Développer la synergie avec les autres organisations ayant les mêmes objectifs.
- Représenter les agriculteurs dans divers forums sur l’agriculture.
- Diffuser l’information sur des programmes existants dans l’agriculture au niveau national.
- Analyser l’impact des politiques agricoles existantes pour voir si elles répondent aux besoins de l’agriculteurs.

Responsabilités

- Faire pression et préconiser les besoins des agriculteurs aux décideurs politiques.
- Informer les agriculteurs sur l’état d’avancement des recommandations par des réunions des agriculteurs, des campagnes médiatisées et des journaux.
- Développer la stratégie pour la recommandation

3.Les organisations non gouvernementales locales et internationales et les consultants

- Expertise apportée dans l’incitation et la recommandation
- Former les chefs des agriculteurs(les présidents des coopératives/associations) sur le lobbying et plaidoirie et les négociations.
- Aider les organisations agricoles à faire une analyse critique des processus dans le développement des politiques agricoles.

Responsabilités :

- Conseiller les organisations agricoles sur les stratégies à utiliser dans l’incitation (lobbying) et dans la recommandation.
- Les organisations non gouvernementales internationales [2] ont aidé à joindre les organisations agricoles afin de sensibiliser les associés (partenaires) de développement sur des questions affectant les fermiers.

 Activités effectuées

  1. Sensibilisations des fermiers et des ONG locales sur les problèmes affectant les productions agricoles et l’importance de l’incitation (faire pression) du gouvernement.
  2. Ceci a mené à la formation d’un comité pour la recommandation (comportant ensemble 6 organisations agricoles et 7 organisations non gouvernementales)
  3. Analyse critique de la stratégie agricole nationale et d’autres programmes, accords et conventions conclus par le gouvernement.
  4. Ceci a mené à l’élaboration d’u document qui montrait le résumé de la stratégie agricole nationale, les accords et les conventions conclus par le gouvernement.
  5. Tenir des réunions au niveau provincial pour présenter le document aux fermiers afin de provoquer leurs réactions et obtenir leurs opinions. Mis à découvert, le gouvernement ne prend pas en considération
  • a. Les besoins des agriculteurs, comment les stratégies affectent les agriculteurs.
  • b. Ne respecte pas les accords et les conventions faits, ce qui affecte l’agriculture.
  • c. Les agriculteurs ont identifié leurs problèmes majeurs qui n’ont pas été soulignés dans la stratégie agricole nationale et c’est par ici qu’ils ont trouvé des thèmes pour la recommandation [3]
  1. La réunion avec le comité afin d’élaborer un document sur les questions soulevées pendants les consultations avec les agriculteurs.
  2. Organisation d’un forum national de l’agriculteur pour présenter le document aux participants, qui regroupe les chefs agriculteurs, les décideurs politiques et les partenaires du développement.
  3. 1ère Jour : les consultations des agriculteurs pour valider le document produit par le comité de direction et tabler sur les besoins des agriculteurs, les propositions et les recommandations.
  4. 2ème Jour : sont réunis les agriculteurs, les décideurs politiques et les partenaires de développement : les propositions des agriculteurs ont été présentées, ce qui a provoqué les réactions du gouvernement après avoir constaté que ces problèmes n’étaient pas inclus dans la stratégie Agricole Nationale. Ils ont dit que ces questions seront inclues dans le processus CAADP.
  5. Des lacunes ont été découvertes en termes d’évidence statistique sur les problèmes agricoles qui affectent les agriculteurs. Ceci a fait qu’il y ait la mise en place d’une organisation des agriculteurs pour rechercher une information plus approfondie.
  6. Une formation était faite aux chefs agriculteurs sur le lobbying et plaidoirie.
  7. L’organisation d’une réunion pour développer un plan stratégique de recommandation.
  8. Des outils préparés pour la recommandation et le lobbying ont été réunis [4] ont été dépeint les problèmes des agriculteurs et l’importance des agriculteurs dans l’économie du Burundi et ont développé les messages thématiques passés par les medias.
  9. Le développement d’un questionnaire visant les partis politiques [5] dans un but de savoir leurs opinions sur le développement agricole dans l’agriculture.
  10. Augmentation du budget pour l’agriculture, la subvention des engrais chimiques, facilités d’octroi de crédit aux agriculteurs ; Ces outils étaient utilisés par chaque membre du gouvernement, du parlement, du sénat et partenaires de développement.
  11. Campagne pour le lobbying et plaidoirie :
  12. Dialogue face à face entre les dirigeants politiques et les agriculteurs.
  13. Une réunion a été faite entre les chefs des agriculteurs et le parlement et les sénateurs. Ceci a été fait au parlement et publié dans es médias

    ( c’était la 1ère fois que les agriculteurs ont été invités au parlement)

  1. Une conférence de pesse
  2. Des campagnes médiatisées pendant 2 semaines
  3. Une exposition agricole
  4. Une réunion avec les partenaires de développement (discuter la 2ème déclaration).
  5. De ceci a résulté que les fermiers ont été assurés par la parlement qu’ils augmenteront le budget attribué à l’agriculture et ils travailleront sur les recommandations qui étaient présentées.
  6. L’évaluation de la campagne a été alors faite par le comité de direction et ils ont préparé des activités à faire comme suit.
  7. La réunion a été faite entre les agriculteurs et le 2ème Vice Président qui a assuré aux agriculteurs une augmentation du budget et que le gouvernement va subventionner les engrais.

 Principaux résultats

  1. Le gouvernement a pris les problèmes des fermiers plus au sérieux.
  2. Le gouvernement a assuré aux fermiers qu’ils seront impliqués dans tous les plans de développement agricole.
  3. Les problèmes sur les engrais et l’affectation budgétaire ont été résolus ; les engrais ont été subventionnés de 36% sur tous les engrais et l’attribution budgétaire a passé de 3,6% à 6,7% pour 2011.
  4. Etablissement d’un dialogue continu avec le ministère de l’agriculture.
  5. Une synergie entre les organisations agricoles, les sociétés civiles et les autres partenaires.
  6. L’identification et la reconnaissance de CAPAD et d’autres organisations des fermiers par le public, le gouvernement et les partenaires de développement

 Ressources mobilisées

Financier

DONATEUR PERIODE MONTANT
EU-IFAD 2009-2010 EURO 31.384

Ressource Humaine : Les chefs des agriculteurs, le personnel technique, la ressource technique et d’autres acteurs des organismes internationaux.

Ressource Matériel :

Ordinateur portable, les machines à photocopier, les papiers d’imprimerie, le matériel de tableaux de conférence, les stylos marqueurs, les cahiers, etc.

 Les facteurs critiques pour le succès

  1. Les agriculteurs se sont approprié le processus parce qu’ils ont été capables d’identifier les problèmes qui les affectaient.
  2. L’ évidence était basée sur l’information qui a été montrée sous forme de présentations imagées, données statistiques sur les niveaux de pauvreté dans le pays, les niveaux de production dans le pays, les effets des prix des engrais.
  3. Convaincre les partenaires de développement sur les problèmes qui affectent les agriculteurs, par exemple l’ambassadeur de Belgique était avec eux partout où ils sont allés, il leur a donné la marge de sécurité à présenter au parlement, a soutenu l’exposition agricole.
  4. Le ministre de l’agriculture a soutenu le processus parce qu’il s’est rendu compte que l’attribution budgétaire à l’agriculture était très faible et les efforts fournis par les organisations agricoles pour faire pression et donner des recommandations ont procuré une marge de sécurité pour mettre le processus en exécution.
  5. Il y avait une synergie entre l’organisation des agriculteurs et les ONG renforçant de ce fait le processus et le légitimant.

 Les difficultés rencontrées

  1. La coordination du processus était difficile puisqu’ils n’avaient aucune expérience dans l’entreprise d’un tel processus sur l’incitation (faire pression) et la recommandation (c’était la première fois).
  2. Il n’y avait pas de consensus sur les questions soulevées, par exemple l’accès des femmes à la terre.
  3. Beaucoup de thèmes ont été identifiés par les fermiers ainsi il était difficile de déterminer ceux qui étaient prioritaires.
  4. Il n’y a pas de personnel d’appui pour le projet SFOAP par exemple. Il était difficile de mettre le projet sous la responsabilité d’une seule personne parce qu’il n’y avait pas de budget prévu pour le personnel d’appui.
  5. Il n’y a aucun soutien dans le fonctionnement du projet.

Si vous voulez me contacter Annick Sezibera

[1] En Afrique, le FIDA participe, avec la Commission européenne, la FAO et le Centre technique de coopération agricole et rurale , à une initiative de grande ampleur : le Programme d’appui aux organisations paysannes africaines (SFOAP).

Ce programme est géré par les quatre réseaux régionaux qui en bénéficient : la Fédération des agriculteurs d’Afrique orientale (EAFF), la Plateforme sous-régionale des organisations paysannes d’Afrique centrale , le ROPPA et la SACAU, pour un montant total de 7,6 millions d’USD. Le programme, conçu conjointement par le FIDA et les quatre réseaux, apporte un appui au renforcement institutionnel (personnel, compétences, formation, communication et équipement) et facilite la participation des OP à la 23eme concertation sur les politiques par la mise à disposition de compétences et d’autres ressources pour le développement et la promotion des intérêts des petits exploitants sur les questions agricoles prioritaires. Le don bénéficie à la fois directement aux réseaux régionaux et à leurs membres nationaux : au total, 36OP nationales se partageront environ 60% des ressources mises à disposition au titre du don pour appuyer leur renforcement institutionnel et le renforcement de leurs capacités, et pour faciliter leur participation aux processus relatifs aux politiques nationales. Le programme appuie en outre la création d’une plateforme panafricaine des agriculteurs, réunissant les cinq réseaux régionaux existants, y compris l’Union agricole du Maghreb.

[2] càd Oxfam Novib, Accord, 11.11.11, CSA et IFDC

[3] l’affectation budgétaire dans le développement agricole et les finances , le rôle et la place des associations agricoles dans le développement de l’agriculture , l’accès aux entrées ( des engrais et des graines), la sécurité de terre ( titre de propriété), le gouvernement doit inclure les organisations des agriculteurs et d’autres dépositaires avant d’élaborer les politiques/ les programmes agricoles , les systèmes de production végétales au Burundi ( systèmes de famille) et la souveraineté alimentaire.

[4] la deuxième déclaration, les CD, les bannières, les photos, les brochures, la chanson des recommandations

[5] (43 partis politiques)


Documents joints

Plan d’action 2011 du SFOAP

28 mai 2011
Document : Word
55.5 ko

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